lundi 28 mars 2011

La sismicité, les risques de glissement de terrain ou de liquéfaction du sol sont considérés comme modérés en France métropolitaine.
Les séismes, essentiellement superficiels, y résultent du rapprochement lent entre les plaques africaines et la plaque eurasienne et sont distribués le long des zones à failles et glissements souvent anciens. Leur foyer se situe à moins de 256 km dans la croûte terrestre.
Le fichier de la macrosismicité en France (fichier SIRENE : BRGM-Risque et Génie Sismique, LDG-CEA (catalogue micro-sismicité, EDF)) recense plus de 5 000 tremblements de terre ressentis au cours des dix derniers siècles, dont presque tous les séismes destructeurs depuis le XIVe siècle. Il comporte 22 séismes d'intensité épicentrale, sur le territoire français, supérieure ou égale à sept, soit en moyenne quatre par siècle. En France, on dénombre en moyenne chaque année une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 alors que plusieurs milliers sont ressentis dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

En métropole, l'Est du pays (Alsace, Jura, Alpes), le Sud-Est (Alpes Maritimes, Provence) et les Pyrénées sont les plus concernés. Un risque plus diffus existe du Cotentin aux Charentes [17]. Les derniers "gros séismes" recensés en France métropolitaine datent ainsi de la fin du XIXe et du début du XXe, avec notamment celui de Provence, en 1909, qui a fait des centaines de victimes et des dommages économiques estimés à 700 millions d'euros.

Outre-mer ; Aux Antilles, l'aléa (la probabilité) de séisme est élevé, et les constructions sont vulnérables. Le risque de tsunami existe aussi. En 2010, l'OPECST a conclu qu'« Aujourd'hui, la France n'est pas préparée à un tremblement de terre » [18]. Selon les experts interrogés par l'OPECST, un séisme comme celui survenu en Provence de 1909 ferait des centaines de victimes et des dommages économiques aussi importants qu'il y a un siècle, et un séisme comme celui de Fort-de-France en 1839 ferait aujourd'hui plus de 30 000 victimes.

Prévention : Elle passe notamment par l'information et donc par le zonage sismique et sa prise en compte dans l'aménagement du territoire et l'occupation des sols, la construction parasimique et la réglementation.
Pour plus de transparence et mieux sensibiliser les français, une brochure sur le « nouveau zonage sismique de la France » (1985), à la réalisation de laquelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a largement contribué, contribue à démystifier ce domaine et faire évoluer la politique de prévention du risque sismique. D'autres documents plus récents, dont ceux, par exemple, réalisée par la Préfecture des Alpes-Maritimes, en août 2000, s’inscrit dans l’esprit de la loi du 22 juillet 1987 relative à l’organisation de la sécurité civile, à la protection des risques majeurs et dans le cadre de l’information des populations. Elles contiennent par ailleurs un recueil des mesures d’urgence qui seraient, le cas échéant, mises en œuvre ; il précise les moyens d’information utilisables et rappelle les recommandations des services de secours à destination de la population exposée dans les départements concernés.

En 2005, le gouvernement a annoncé un plan de six ans de prévention des séismes.il vise à mieux sensibiliser les populations, mieux prendre en compte ces risques dans la construction, et reprend les recommandations européennes sur les constructions parasismiques, approfondit la connaissance scientifique du risque, et enfin encourage la coopération de tous les acteurs de la prévention et de la gestion du risque[réf. nécessaire]. En l’état actuel un séisme comparable à celui survenu en 1909 près de Salon-de-Provence pourrait faire de 400 à 1 000 morts[réf. nécessaire].

En 2007, l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques a produit un rapport sur l' l'évaluation et la prévention du risque du tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer [19], puis en 2009 d'un rapport sur les dispositifs d'alerte aux tsunamis [20], et en 2010 un rapport sur "La France est-elle préparée à un tremblement de terre ? " [21].

Les plus anciens séismes mortels en France se sont produits en[22] :

    * 1227 : Aix-en-Provence et Lambesc (séisme contesté) (intensité 10 : 5 000 morts)
    * 1248 : Savoie (9 000 morts) Note : La catastrophe (gigantesque éboulement) dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248 n'est très probablement pas due à un séisme (voir l'article Mont Granier).
    * 1556 : Comté de Nice (intensité 9-10 : 150 morts)
    * 1564 : Roquebillière, Comté de Nice (intensité 8 : 500 morts)

Les plus récents séismes en France se sont produits les :

    * 11 juin 1909 : tremblement de terre (M=6,2) le plus meurtrier qu'ait connu la France au XXe siècle (46 victimes) en Provence qui provoqua des destructions dans les villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes
    * 13 août 1967 : le village d'Arette (Pyrénées-Atlantiques) est détruit à 80 % par un séisme qui tua une personne.
    * 18 février 1996 Saint Paul de Fenouillet ( Pyrénées Orientales ) Epicentre : AXAT[réf. nécessaire]
    * 30 septembre 2002 : épicentre situé près de Hennebont (Morbihan). Le séisme de 5.4 sur l'échelle de Richter est ressenti dans tout le Massif Armoricain, sur la Bretagne et une partie des Pays de la Loire.
    * 22 février 2003 : épicentre situé près de Saint-Dié (Vosges) à 21 h 41, de magnitude 5,4 sur l'échelle de Richter.
    * 23 février 2004 : Baume-les-Dames à 18 h 31, de magnitude 5,1 sur l'échelle de Richter occasionnant une rupture des réseaux électriques et téléphoniques.
    * 21 novembre 2004 : La Guadeloupe a été secoué par le plus important séisme enregistré dans l'archipel depuis plusieurs décennies. A 11 h 41 min 08 s (temps universel, 7 h 41 heure de Guadeloupe), un séisme évalué à 6.3 sur l’échelle de Richter s'est produit dans l'arc des petites Antilles entre les îles de la Guadeloupe et la Dominique. Sur l'île de la Guadeloupe, le séisme a été particulièrement ressenti à Basse Terre. Les dégâts matériels sont très importants. Le bilan humain fait état d’un mort et de quelques blessés[23].
    * 24 aout 2007 : Île de La Réunion à 15 h 30, la totalité de l'île est secouée par un séisme de magnitude 3.6 sur l'échelle de Richter. La secousse provoque de nombreux effondrements dans les reliefs et fait apparaître quelques failles sur une école, fermée au moment du sinistre. Le réseau téléphonique est saturé pendant 15 minutes suivant le tremblement de terre. L'ensemble des conséquences qui en découlent sont restés sans gravité et n'ont causés aucune victime. Il semblerait que la secousse ait pour origine l'effondrement d'une partie du sous-sol de l'île dans la croute terrestre, La Réunion ne se trouvant pas à proximité immédiate d'une faille.
    * 29 novembre 2007 : La Martinique fut touché par un séisme d'une magnitude de 7,4 sur l'échelle de Richter qui a secoué toute l'île[24].
    * 5 mai 2009 : un tremblement de terre s'est produit en Allemagne vers 3 h 39, il a été ressenti en Alsace à Mulhouse, magnitude 4.
    * 30 juin 2010 : Dans la même journée deux séismes distincts se sont produits en France, tout deux d'une magnitude de 4,2 sur l'échelle de Richter. Le premier en Vendée à 7 h 15 Temps Universel a été ressenti dans un rayon d'une quarantaine de kilomètres; puis le second, à 11 h 53 Temps Universel, en Savoie sur la commune de Saint Jean de Maurienne, là aussi ressenti dans un rayon de quarante kilomètres.
    * 7 juillet 2010 : Séisme dans le pays Manosquin vers 22 h 20 Temps Universel d'une magnitude de 3 sur l'échelle de Richter, a été ressenti dans un rayon d'une quarantaine de kilomètres environ

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